Après l’escale technique, cap sur les Comores !

Tout marin pourra ressentir cette fièvre qui nous gagne depuis quelques jours, voire quelques semaines !  Nous aurons donc passé un bon mois aux Seychelles ! Dans nos têtes, cela fait un moment que nous sommes plus que prêtes à partir. Retrouver le vent sur nos visages, le rythme des quarts, le respect de notre sommeil pour gérer au mieux notre forme quand le vent soufflera fort ! Nous le voulons, et c’est imminent !!… et puis aussi, retrouver le large… enfin !

Petit bilan de notre passage ici, une escale à forte dominante technique !  Puisque, hormis quelques escales (Praslin, La digue), nous avons pris grand soin de notre maison pour la suite du voyage. En effet, nous allons revenir vers des vents plus costauds, et des mouillages parfois sportifs.

Chaque recoin du bateau doit être vérifié, parce toute faiblesse peut prendre des proportions colossales lorsqu’on se situe à plus de 400 milles de la prochaine île habitée ( soit environ 700 km pour les non-initiés).

Pourquoi tant de points techniques à vérifier ? verif_moteur_2
– Parce qu’enclencher la marche avant du moteur et voir le bateau rester au point mort puis filer droit vers la digue la plus proche  est loin d’être un moment de joie !

Il a fallu démonter le moteur, entendre le verdict de ces messieurs : « the clush in the gearbox »… (et oui fallait y penser … hem…  un problème d’accroche d’un axe dans la boîte de vitesse…)

Usinage de pièces nécessaire.. et quelques jours plus tard, c’est bon ça accroche ! Ah et aussi, je vous passe le moment magique où avant hier, prêtes à partir, nous avons retrouvé l’ensemble de l’huile dans la pièce moteur, évènement que Christine a géré de main de maître pour trouver l’origine de la fuite. Une pièce mal serrée par l’équipe qui s’est occupée de cet usinage…  Il a ensuite fallu trouver l’huile nécessaire un 15 août… férié ici aussi, bon challenge !

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-Parce que notre antifooling (la couche de « peinture » sur la coque qui fait qu’on atteint des vitesses encore jamais égalées sur la route des épices, puisque les algues ne s’y accrochent pas) n’a pas tenu. La suite ? Sortie d’eau pour Shakespeare, gros nettoyage, et Shakespeare s’est fait une beauté…le bleu lui va à merveille !

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– Parce que différents points du gréement ont été vérifés par Jamie, qui navigue sur Totem. Et comme il s’y connait « un peu » (ayant entre autre travaillé sur de nombreuses voiles de Titouan Lamazou …yes yes yes !!), nous avons suivi ses conseils… nous voilà reparties avec plusieurs points de renforts qu’il a fallu coudre, et optimiser !
– Parce qu’on a aussi réparé le frigo, fait des petits branchements de plus pour l’électricité de bord…  on s’est bien occupées !

La soirée d’hier en compagnie du petit village flottant avec lequel nous faisons route commune nous a permis de faire le point sur la traversée qui nous attend. Et ça y est, Shakespeare est prêt, et nous aussi. Nous avons attendu la bonne fenêtre météo pour cette traversée.

Ce matin, nous sommes heureuses –  très heureuses ! – d’enfin lever les voiles. Cap sur les Comores, pour retrouver – entre autre !!  – ces sensations aquatiques qu’on aime tant, les baleines (on espère ! ), et découvrir des îles peu visitées… à peine 3000 touristes par an… serait-ce la cachette parfaite de Robinson ?

go_derniermouillage

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2 réponses à “Après l’escale technique, cap sur les Comores !

  1. Eh bien voilà une belle croisière ma chère Aline et sans emmerdements c’est pas rigolo ,au moins on touche du doigt le fait qu’un bateau à voiles c’est pas tout à fait comme une voiture qu’on peut laisser n’importe où, l’assistance s’occupant du reste . Et c’est bien d’aller fouiller dans les fonds le gasoil qui pisse avoir des faux contacts au tableau , sortir enfin cette grosse aiguille et sa paumelle pour renforcer le point de tire du foc qui prend des vacances ; moi je trouve que ça rapproche le marin du bateau , lui donne une assurance et une intimité salutaire pour la suite .Ça me rappelle de fameux souvenirs en 75 quand nous divaguions avec des potes à travers la Méditerranée sans doute plus sage que ton océan , avec un ketch acier de 10 m sans winches, avec pour seul accastillage un poste transistor – gonio un compas de barre et un petit de relèvement, qui nous gratifiait de fuites du presse étoupe ou des passe coques , d’un mat en bois qui flambait de drisses qui coinçaient dans les réas ,du mat ,du moteur à démarrage à manivelle qui démarrait toujours bien au port mais jamais en mer pour s’éloigner d’un mauvais cap au courant traitre , pour aller s’aventurer boire un coup au milieu des rochers des Lavezzi de l’île de Gozzo ou de celles de la Galite ; l’avantage , c’est qu’on apprend vite le maniement des voiles et les entrées de port et l’accostage des quais a la voile ! Je suis vos balades avec délectation Merci et grosses bises à toi Charles Claude

    Envoyé de mon iPhone

    >

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  2. Bon vent ,vous aidez la chance, toutes vos aventures si elles vous enchantent nous donnent des couleurs et nous font rêver. Allez les filles ne vous laissez pas decourager par le jargon macho gardez vos yeux ouverts.
    grosses bises annick
    ps j ai bien aimé la.video

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