Un pas de plus vers les entrailles de l’île rouge.

sunset_reduced     La descente vers le Sud nous plonge dans des zones de plus en plus arides, où les arbres sont de timides rescapés. Ces paysages sont les témoins de la culture sur brûlis et de la préparation du charbon utilisé aussi pour cuire les brochettes de zébu que l’on trouve lors de nos passages à terre. La déforestation n’est pas que la réalité des terres intérieures.

Notre coup de cœur ? La baie de Moromba. Quelques villages isolés, Baobabs imposants, îlots calcaires acérés et équilibristes. Balades le long de la mangrove, et parfois des rencontres.

P1350196
P1340632Maki
Les makis. Tantôt ils nous observent, tantôt ils dansent entre les branches quand nous passons les dernières heures de la journée à terre, pour se baigner dans l’atmosphère du lieu, faire quelques pas près de la mangrove, et juste observer.

pecheur P1350235

Dans la journée,  nous avons parfois quelques visites. Sorti de nulle part, un pêcheur arrive en pirogue et nous amène des crevettes. Celles qui ont été négociées plusieurs jours auparavant par Christine et Sophie en visite au village.
Sous ce soleil de plomb, quelques mots accompagnés de grands sourires suffisent.
Pour sur, la période sèche est là.

Et puis plus tard, un peu plus au Sud, tout ce qui nous entoure n’est que terre, ocres, et poussière.
Baobabs, paysages nous emplissent les yeux de cette chaleur. Et ces grandes étendues d’eau ne dérogent pas à la règle. L’eau devient terre.

patch P1350481
Nous arrivons à Mahajunga. Immense estuaire dont l’eau est lourde de latérite, la roche rouge des Hautes Terres. Quelques rares patchs de vert, et le reste est orangé. Mahajunga est le deuxième port de Madagascar, une porte ouverte sur l’Afrique.  Chaque matin, boutres, pirogues et porte-containers se mêlent pour un joyeux ballet dans l’immense baie opaque de Bombetoka.
balancier P1350674
Rythmés par les changements de vents et de marées, les claquements des voiles locales nous font sortir du cockpit un instant et nous saluons ces autres navigateurs qui filent, installés au trapèze sur leurs pirogues à balancier  ou « waka ».

pecheurs mah P1350621

Cette étape nous a fait goûter à une autre facette de Madagascar. Des ilots isolés, un plongeon dans la pleine nature, et puis cette couleur ocre, omniprésente. Presque une invitation à se rapprocher des Hauts plateaux qui viennent jusqu’ici pour caresser la coque de notre maison flottante.
.pirogue cargo

Publicités

4 réponses à “Un pas de plus vers les entrailles de l’île rouge.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s